Nouvelles

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J’ai travaillé comme infirmière dans les hôpitaux pendant plus de vingt ans, dont deux années en soins palliatifs. Aussi, j’ai fait du bénévolat auprès des mourants à domicile pendant deux ans avec l’Association d’Entraide Ville-Marie. En rencontrant ceux qu’on appelle « les aidants naturels » et ceux qui ont accompagné à domicile un être cher en fin de vie, j’ai pris conscience que pour rendre possible le mourir à domicile, il est nécessaire d’avoir de l’équipement, des soins physiques et de l’aide aux repas. Il est indéniable que l’aspect physique et matériel est primordial, mais ce qui est également extrêmement important c’est le soutien psychologique et spirituel, aussi bien pour les patients que pour les familles : des visites régulières de personnes qui leur apportent un soutien et une compréhension de ce qu’ils vivent, qui leur permettent d’exprimer leurs craintes et leurs questionnements existentiels.

Claude Cornillon-Richard, infirmière

15/07/2015

Je travaille en tant qu’infirmière en soins palliatifs depuis 25 ans. Au fil des ans, les traitements pour soulager la douleur et les symptômes associés à la maladie se sont beaucoup améliorés. L’accompagnement de qualité est aussi essentiel pour la personne malade et ses proches. Chaque personne réagit différemment face à la maladie grave et la mort. L’entourage est touché et, souvent, assume la majorité des soins. Le soutien et l’engagement de professionnels compétents sont indispensables afin de guider et de soutenir le malade et ses proches tout au long de la maladie. Ce soutien multidisciplinaire favorise le maintien à domicile le plus longtemps possible et trop peu souvent jusqu’à la fin. Les ressources actuelles en soins à domicile sont malheureusement déficientes. La mission de la Fondation Jacques-Bouchard vise à permettre aux personnes en fin vie de réaliser leur désir de mourir chez soi.

Nicole Bricault, infirmière clinicienne en soins palliatifs

15/07/2015

Répondre au désir du malade de mourir à la maison, avec dignité, sans acharnement thérapeutique, accompagné des siens, constitue un défi majeur pour l’équipe soignante. En effet, les restrictions budgétaires, de matériel nécessaire et/ou de personnes formées pour prendre soin de cette clientèle particulière et de ses proches, nous obligent parfois à transférer le malade dans un centre hospitalier allant ainsi à l’encontre des croyances de ceux-ci. La Fondation Jacques-Bouchard contribuera à pallier aux manques de ressources et à venir en aide aux professionnels, afin que cette personne en fin de vie demeure à la maison jusqu’à la fin, avec des soins et accompagnements de qualité, entourée de ses proches.

Louise Harvey, infirmière. Militante pour la Fondation Jacques-Bouchard

15/07/2016

Comment dire non à une fondation dont l’objectif est d’aider les familles des malades avec un cancer à domicile! Après dix ans dans le domaine, je demeure toujours désolé de voir tout s’écrouler en fin de vie lorsque les événements s’accélèrent et que les proches s’épuisent : transfert à l’hôpital, adieu maison, environnement tranquille, famille au chevet ou au salon. Et si s’était possible! Trop souvent, il manque si peu. Et si quelqu’un pouvait offrir une présence rassurante et disponible, une personne d’expérience, qui permettrait aux proches de récupérer et de continuer! Je vous le dis, c’est possible. La Fondation Jacques-Bouchard y travaille et vise à combler ces lacunes, ces espaces que le réseau public n’arrive pas à combler. Bien que la Fondation soit encore toute jeune, j’ai été témoin de ses succès et je compte sur elle.

Dr Robert Marchand

Je fais des visites à domicile en soins palliatifs depuis près de 20 ans : nombreux sont les cas où les derniers jours de vie et surtout d’agonie deviennent une épreuve pratiquement insurmontable pour les proches des mourants épuisés par de longs mois sinon d’années de soins. L’aide et le support d’une personne habilitée et expérimentée, de nuit surtout, pourrait permettre aux proches de se reposer, de se sentir plus en confiance et peut-être même de réduire les hospitalisations des derniers jours, d’éviter l’envoi du malade à l’hôpital alors que la situation clinique est prévisible et ne requiert pas de soins hospitaliers. C’est ainsi que je vois la Fondation Jacques-Bouchard : aider, dans le quotidien, les malades et leurs proches que je suis à domicile. Merci.

Dre Geneviève Dechêne